09/04/2009

Des artistes contre hadopi

Lettre ouverte aux spectateurs citoyens

Des artistes s’élèvent contre la loi Création et Internet, qu’ils jugent purement répressive, et appelent à un changement des mentalités.

tag : Loi "Création et Internet"

Par Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.



Artistes et producteurs engagés, nous nous sommes dévoués tout au long de notre carrière à la promotion d’un cinéma différent, un cinéma ouvert et exigeant.

Vous avez fait vivre nos œuvres, les portant, les reconnaissant ou les rejetant. Tout au long de notre carrière, nous avons poursuivi la même ambition  : diffuser notre travail et le partager avec vous. Tout au long de notre carrière, mille obstacles se sont présentés à nous, qu’ils aient été techniques, matériels ou économiques.

Aujourd’hui, nous avons la chance de vivre une révolution numérique qui nous permettra, dans un futur très proche, de lever nombre de ces obstacles et d’ouvrir notre cinéma à toutes et à tous.

Aujourd’hui, certains craignent cette révolution et craignent pour leur monopole. La loi Création et Internet répond à une angoisse légitime, que nous partageons  : celle de voir les œuvres dévalorisées et ­dégradées par leur diffusion piratée sur ­Internet.

Pourtant, cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la création, ne fait qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux.

Fruit d’un lobbying massif, fondée sur la présomption de culpabilité, la loi Création et Internet crée l’Hadopi, une haute autorité contrôlée par l’exécutif et qui pourra, sans qu’aucune preuve fiable ne soit apportée et sans qu’aucun recours gracieux ne soit possible, couper durant une durée extensible à l’infini la connexion Internet d’un usager.

Pis, et contrairement à ce qui a été écrit ici et là, aucune disposition législative ne prévoit que cette procédure se substitue aux pour­suites pénales et civiles, faisant de la double peine une réalité envisageable.

Alors que le Parlement européen vient, pour la troisième fois en quelques mois et à la quasi-unanimité, de qualifier l’accès à Internet de droit fondamental, alors qu’aux Etats-Unis le modèle de riposte « graduée » se fissure et que le reste du monde met l’accent sur la poursuite de ceux qui font commerce du piratage, le gouvernement français s’obstine à voir dans les utilisateurs, dans les spectateurs, des enfants immatures à l’origine de tous les maux de l’industrie ­cinématographique.

Démagogique, techniquement inappli­cable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive, cette loi est aussi un rendez-vous manqué. Ne prévoyant aucune forme de rétribution nouvelle pour les ayants droit, la loi Création et Internet ne s’adresse ni au cinéma dans sa diversité, ni aux spectateurs. Ne constituant qu’une ultime et vaine tentative d’éradiquer le piratage par la sanction, sans se soucier de créer une offre de téléchargement légale, abordable et ouverte sur Internet, elle ne répond à aucun des défis aujourd’hui posés par les nouvelles technologies, alors même qu’une réaction créative et forte de l’industrie cinématographique et des autorités de tutelle dans leur ensemble s’imposait.

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche, et appelons à un changement des mentalités. Craindre Internet est une erreur que nous ne nous pouvons plus nous permettre de faire. Il est temps d’accepter et de nous adapter à ce « nouveau monde » où l’accès à la culture perd son caractère discriminatoire et cesser de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué.

Que ce soit par un système de licence globale ou par le développement d’une plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM, il faut dès aujourd’hui des réponses posi­tives à ce nouveau défi, et se montrer à la hauteur des attentes des spectateurs. L’heure est à la réinvention et à l’émerveillement, et non pas à l’instauration d’un énième dispositif répressif.

Conscients de la nécessité qu’éprouvent les ayants droit, dont nous sommes, à trouver de nouveaux modes de rétribution et d’en finir avec le piratage.

Confrontés à un dispositif essentiellement conservateur, ­liberticide et démagogique qui ne s’attaque à aucun des enjeux réels de la révolution numérique et ignore ­volontairement les intérêts du cinéma d’auteur. Et en réaction aux nombreuses tribunes rédigées par des institutions et des lobbies s’exprimant au nom d’une profession qu’ils ne représentent que partiellement.

Nous, cinéastes, producteurs et acteurs, marquons avec cette adresse notre refus du dispositif Hadopi et de la loi création et Internet.

Nous appelons tous les amoureux du ­cinéma et des libertés, de la création et de la diversité à faire entendre leur voix auprès de leurs représentants afin d’abandonner tant qu’il est encore temps le dispositif Hadopi et de mettre en place un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous.Lettre ouverte aux spectateurs citoyens

Des artistes s’élèvent contre la loi Création et Internet, qu’ils jugent purement répressive, et appelent à un changement des mentalités.

tag : Loi "Création et Internet"

Par Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.

Artistes et producteurs engagés, nous nous sommes dévoués tout au long de notre carrière à la promotion d’un cinéma différent, un cinéma ouvert et exigeant.

Vous avez fait vivre nos œuvres, les portant, les reconnaissant ou les rejetant. Tout au long de notre carrière, nous avons poursuivi la même ambition  : diffuser notre travail et le partager avec vous. Tout au long de notre carrière, mille obstacles se sont présentés à nous, qu’ils aient été techniques, matériels ou économiques.

Aujourd’hui, nous avons la chance de vivre une révolution numérique qui nous permettra, dans un futur très proche, de lever nombre de ces obstacles et d’ouvrir notre cinéma à toutes et à tous.

Aujourd’hui, certains craignent cette révolution et craignent pour leur monopole. La loi Création et Internet répond à une angoisse légitime, que nous partageons  : celle de voir les œuvres dévalorisées et ­dégradées par leur diffusion piratée sur ­Internet.

Pourtant, cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la création, ne fait qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux.

Fruit d’un lobbying massif, fondée sur la présomption de culpabilité, la loi Création et Internet crée l’Hadopi, une haute autorité contrôlée par l’exécutif et qui pourra, sans qu’aucune preuve fiable ne soit apportée et sans qu’aucun recours gracieux ne soit possible, couper durant une durée extensible à l’infini la connexion Internet d’un usager.

Pis, et contrairement à ce qui a été écrit ici et là, aucune disposition législative ne prévoit que cette procédure se substitue aux pour­suites pénales et civiles, faisant de la double peine une réalité envisageable.

Alors que le Parlement européen vient, pour la troisième fois en quelques mois et à la quasi-unanimité, de qualifier l’accès à Internet de droit fondamental, alors qu’aux Etats-Unis le modèle de riposte « graduée » se fissure et que le reste du monde met l’accent sur la poursuite de ceux qui font commerce du piratage, le gouvernement français s’obstine à voir dans les utilisateurs, dans les spectateurs, des enfants immatures à l’origine de tous les maux de l’industrie ­cinématographique.

Démagogique, techniquement inappli­cable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive, cette loi est aussi un rendez-vous manqué. Ne prévoyant aucune forme de rétribution nouvelle pour les ayants droit, la loi Création et Internet ne s’adresse ni au cinéma dans sa diversité, ni aux spectateurs. Ne constituant qu’une ultime et vaine tentative d’éradiquer le piratage par la sanction, sans se soucier de créer une offre de téléchargement légale, abordable et ouverte sur Internet, elle ne répond à aucun des défis aujourd’hui posés par les nouvelles technologies, alors même qu’une réaction créative et forte de l’industrie cinématographique et des autorités de tutelle dans leur ensemble s’imposait.

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche, et appelons à un changement des mentalités. Craindre Internet est une erreur que nous ne nous pouvons plus nous permettre de faire. Il est temps d’accepter et de nous adapter à ce « nouveau monde » où l’accès à la culture perd son caractère discriminatoire et cesser de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué.

Que ce soit par un système de licence globale ou par le développement d’une plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM, il faut dès aujourd’hui des réponses posi­tives à ce nouveau défi, et se montrer à la hauteur des attentes des spectateurs. L’heure est à la réinvention et à l’émerveillement, et non pas à l’instauration d’un énième dispositif répressif.

Conscients de la nécessité qu’éprouvent les ayants droit, dont nous sommes, à trouver de nouveaux modes de rétribution et d’en finir avec le piratage.

Confrontés à un dispositif essentiellement conservateur, ­liberticide et démagogique qui ne s’attaque à aucun des enjeux réels de la révolution numérique et ignore ­volontairement les intérêts du cinéma d’auteur. Et en réaction aux nombreuses tribunes rédigées par des institutions et des lobbies s’exprimant au nom d’une profession qu’ils ne représentent que partiellement.

Nous, cinéastes, producteurs et acteurs, marquons avec cette adresse notre refus du dispositif Hadopi et de la loi création et Internet.

Nous appelons tous les amoureux du ­cinéma et des libertés, de la création et de la diversité à faire entendre leur voix auprès de leurs représentants afin d’abandonner tant qu’il est encore temps le dispositif Hadopi et de mettre en place un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous.

16/01/2008

La Chine, ce beau pays

 Des camps de concentration, d'extermination en Chine, à l'heure actuelle ?!?, c'est la triste réalité mais personne n'en parle..  quelques extraits d'articles piochés sur le net :

ca5228791bff32d51788233e01e0e9ff.gif

 

Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa est une méthode bouddhiste de méditation et d’exercices, dont les enseignements soulignent l’importance de vivre selon les trois principes de l’authenticité, la compassion et la tolérance. Prenant son origine en Chine, le Falun Gong est aujourd’hui pratiqué dans plus de 70 pays. Le gouvernement chinois a estimé que cent millions de gens en Chine pratiquaient le Falun Gong, en juillet 1999.Le Parti communiste chinois a lancé une violente campagne à l’échelle nationale pour « éradiquer » la pratique. Le Centre d’Information du Falun Dafa a vérifié les morts de 2747 personnes et plus de 44 000 cas de torture. Des millions ont été détenus ou envoyés dans les camps de travaux forcés..

 

CEIFG : Révélation de l’existence d’un camp de concentration secret spécial pour le Falun Gong où l’on tue les prisonniers et prélève leurs organes
“Personne n’en est jamais encore ressorti,” révèle une source interne du Gouvernement

BRUXELLES (EFGIC) - Depuis la conclusion des procès de Nuremberg en 1946, condamnant les officiels Nazis responsables pour l’holocauste, le monde entier a espéré que jamais plus des camps de concentration comme ceux d’Auschwitz, de Buchenwald et de Dachau, n’apparaîtraient dans l’histoire humaine. Pourtant un établissement de même type opère aujourd’hui même en Chine.

Le Centre d’information européen du Falun Gong a reçu d'une source interne du Parti communiste chinois, une terrifiante information documentant l’existence d’un camp de concentration établi dans la ville de Shenyang, province de Liaoning, expressément pour les pratiquants de Falun Gong. La nouvelle arrive à la suite du Rapport interne du Département d’Etat 2005 des Etats-Unis sur les pratiques de droits de l’homme publié mercredi, qui documente des abus continuels et systématiques à l'encontre du Falun Gong en Chine. (full report)

“Des pratiquants de Falun [Gong] sont tués pour leurs organes, qui sont envoyés à divers établissements médicaux. La vente d’organes est actuellement un commerce extrêmement lucratif en Chine …
La source a essayé de transmettre l’horreur de ce qui se passe dans le camp : “Pourquoi un four crématoire a-t-il été construit, et pourquoi autant de médecins y sont-ils hébergés ? La réponse est quelque chose d’inimaginable. Vous devez savoir clairement qu’un four crématoire pour les corps est différent d’un brûleur utilisé à des fins sanitaires. “

Situé dans le quartier de Sujiatun de la ville de Shenyang, le camp, baptisé Camp de concentration de Sujiatun, est entouré de murs de trois mètres de haut couronnés de fil barbelé électrifié. Il est lourdement fortifié et dit hautement secret, la population locale n’en sait à peu près rien. Ceux qui sont détenus à l’intérieur sont des adhérents du Falun Gong des trois provinces du Nord est de la Chine ainsi que de la Chine centrale, on dit que nombre d’entre eux ont été transférés de divers autres camps de travail. Les autorités du PCC impliquées ont “appris de nombreuses choses de la Corée du Nord , “selon cette même source.

“Ceci est profondément, terriblement inquiétant et confirme nos pires craintes : que les autorités du PCC ont toujours l’intention d’ éradiquer ’ le Falun Gong et dans leur désespoir ne reculeront devant rien, ” a déclaré le porte-parole du CIEFG M. Peter Jauhal. “Nous devons être clairs, la persécution n’a pas disparu – elle n’a fait que devenir plus obscure et cachée.”

La source du gouvernement chinois a parlé largement de la “collecte” d’organes dans l’établissement de Sujiatun. “ Si des pratiquants de Falun Gong sont envoyés à Sujiatun,” a-t-il dit, ils n’ont aucune chance d’en ressortir … Le PCC ne nourrira éternellement aucun prisonnier. Alors pourquoi les garde-t-il ? Les pratiquants de Falun Dafa sont tués pour leurs organes qui sont envoyés aux établissements médicaux. La vente d’organes est aujourd’hui un commerce très lucratif en Chine ”

“Ils n’ont pas suffisamment de corps avec les exécutions et les corps des pratiquants de Falun Dafa ne sont-ils pas à leur disposition pour ce commerce,” a-t-il déclaré.

Des signes avertisseurs sont apparus ces derniers mois

En juin dernier les autorités ont dit-on tenu une “réunion de crise”lors de laquelle le Ministre adjoint de la Sécurité Publique, Liu Jing, s’est vu assigner le job de “juguler ” le Falun Gong avant les Jeux Olympiques de 2008,” selon les services secrets en ligne basés à Paris. Plusieurs rapports ont déclaré que les autorités souhaitent utiliser les Olympiques comme un prétexte pour pousser plus loin leur assaut sur le Falun Gong.

En janvier les fonctionnaires chinois ont de même annoncé une “nouvelle campagne” présumée saboter les activités des organisations de culte” dans le cadre d’une lutte “complexe contre les ennemis,” selon un reportage de Reuters. Les précédentes campagnes “Frappez fort” ont eu pour résultats 10 000 exécutions de plus en une seule année, disent les groupes de droits de l’homme.

Voilà plusieurs années qu’on parle de camps de concentration pour les pratiquants de Falun Gong. Un article du 1er octobre 2000 de l’AFP a parlé de deux camps de concentration récemment construits spécifiquement pour les détenus du Falun Gong. Les camps auraient été construits au nord ouest et au nord est de la Chine, et seraient capables de détenir jusqu’à 50 000 personnes.

Le 6 octobre 2000, un article du site Minghui déclarait qu’un camp de concentration, expressément pour le Falun Gong, avait été construit dans la province éloignée de Xinjiang. Des sources chinoises ont rapporté avoir vu des adhérents du Falun Gong entassés dans des trains en direction du camp de Xinjiang. Peu ou pas d’informations sur le camp secret ont émergé. Personne à ce jour n’est connu pour être revenu de ce camp.

“les médias internationaux et les gouvernements dans le monde doivent prêter attention à cela et prendre des mesures actives pour enquêter sur le camp de concentration et mettre un terme à cette barbarie et à cette démence. Nous demandons tout le soutien possible aux organisations internationales. Il doit y avoir une responsabilité en Chine. Si c’est le prix que ces gens paient pour notre silence, c’est d’un tragique à faire froid dans le dos ” a dit M. Jauhal



source : Clearharmony

 

A voir aussi ce site qui rapporte des infos qui font froid dans le dos ! :  

 

 

 

No comment

de26862bd8246756983df4727556c1ef.jpgUn site de la Peta (association de défense des animaux) sur les horribles traitements des betes dans une "ferme a fourrure" en Chine.

Que l'homme tue des betes pour manger, je trouve ca normal tant que c'est fait dans de bonnes conditions et qu'on essaie de réduire le plus possible les souffrances de l'animal, mais alors là, faire subir ca a des animaux simplement pour leur prendre leur fourure ... c'est inacceptable et sadique ....

La vidéo sur le site est très très dure ... (pour ceux qui n'ont pas le courage de la voir .. et ca se comprend .. les animaux sont parqués dans de petites cages, dépecés vivants, jetés dans dans "charniers" où ils meurent entassés les uns sur les autres .....)

http://www.furisdead.com/feat/ChineseFurFarms/

 

Le site de l'association : http://www.petafrance.com 

 

 

Le petit Sarko

Je vais essayer de tenir ici une liste des grandes action de notre tout petit Sarko :

 - Après de long mois de campagne, petit Sarko arrive enfin au but suprême, président de la république .. ca en jette non ?!? .. avant de travailler plus pour gagner plus, petit Sarko s'offre une soirée mondaine au Fouquet's avec ses potes milliardaires directeurs de journaux ou de chaine télé (Le Monde, Fnac, M6, TF1, Le Figaro, La FNAC) .. bien sur ces gentils amis restent impartiaux, et n'influencent pas le travail de leurs journalistes ...) .. S'en suit une semaine grand luxe en famille sur le Yacht de son pote milliardaire... histoire de montrer l'exemple ..

87802ebf973a32fe4231734c60b27f53.jpg

 

 - Se rendant compte de la jalousie qu'il provoque dans tous la France, et dans un grand élan d'humanité chère aux principe de notre beau pays, petit Sarko annonce fierement :"Nous allons offrir un aller simple vers leur pays d'origine à 25000 personnes". Son pote "Brice l'affreux" s'execute, il se déplace meme en personne à la sortie des écoles ou près des restos du coeur pour donner leur ticket aux petits chanceux qui n'en demandaient pas temps. Les prochains gagnants pourraient etres découverts grace à leur ADN. Petit Sarko aurait reçu une lettre d'insultes d'un certain "Gros Jean-Marie" : "Connard, tu m'as piqué mon programme !"

40404f0846c542b95ea27593bf7e9a8f.jpg


- Pour remercier ses amis milliardaires et chanteurs sans âme de l'avoir soutenu, petit Sarko leur offre un bouclier fiscal surpuissant. Et pour relancer le pouvoir d'achat des francais .. rien de tel qu'une augmentation de son salaire .. hop !

- Petit Sarko s'enuie .. c'est sympa d'etre président de la république, on passe a la télé, on boit du champagne, on part en vacances, on rencontre des jolis filles ... mais c'est pas assez, Petit Sarko veut plus .. il veut avoir le pouvoir sur tout .. "dis, Balla, il serait temps de penser a changer qqs petits trucs dans la constitution non ?!?"

830f117453bcd0be4823f4a2aed184b1.jpg


- "Zut zut les francais grondent, les cheminots sont en greve, les étudiants bloquent les facs ... TF1 essaie d'etouffer tout ca ... mais ca suffit pas .. faut faire parler d'autre chose ....... CECILIAAAA, casse toi ! on divorce !"

- Petit Sarko s'est fait tout beau, il tremble un peu, son ami le dictateur et ancien terroriste Khadaffi vient visiter la France .. accueilli comme un roi, les francais boudent un peu, .. rien de tel qu'une love Story et un peu de magie pour faire oublier cette triste semaine, "Carla et Mickey, à la rescousse !"

e1e398b108c2c5100b4360ac88362e68.jpg


- 20 décembre, Petit Sarko tout ému part en pelerinage au Vatican, "Jésus Marie Joseph .. mais pourquoi on est aussi laiques chez nous, moi aussi je veux pleins d'églises et de garde suisses chez moi .. c'est drole l'accent suisse, ca amenerait un peu de bonheur à mes pauvres francais égarés ! il faudrait se rapprocher de l'eglise doucement, on appelerait ca la "laicité positive"

1943290d1f8ac0ae9fbcedf208d313e6.jpg


- Bonne année .. Bonne santée .. ah bah non .. petit Sarko va bien, Carla est au petits soins avec lui,  pas de probleme il pete la forme, ... comment enlever encore un avantage aux francais se dit-il ... "ah je sais .. une franchise médicale .. 50 centimes sur des medocs ca va pas les tuer qd meme ?!? et puis notre systeme de santé est trop parfait, il faut une faille a exploiter .. "

02c5683ddde58099a8491dbb4fb65ba2.jpg

 


- 8 Janvier Sarko sait que les francais sont tristounets, qu'ils sont de plus en plus pauvres, si ca continue ils n'auront meme plus assez d'argent pour acheter Voici et suivre le grand feuilleton "Sarko Story". Il faut que ca change, Petit Sarko fait les choses en grand, à l'americaine, un One-man show de 2h devant 500 de ses amis journalistes... "Francais, tu veux de l'argent ? du pouvoir d'achat ? ......  eh bien, moi je t'offre France Television .. sans pub (Dans le genre "rien a branler nature elle est pas mal celle la non ?!?) ! ...... Mais surtout oublie pas de travailler plus : 35 heures c'est vraiment la glande, ah et au fait Carla et moi, c'est pour bientot" ... aaah Sarko Story est vraiment digne des meilleurs feuilletons de l'été de TF1 .. vous en connaissez beaucoup vous des gens qui divorcent et se remarient en l'espace de 6 mois ?!?

2aeb50829f56d25fa5250fca5946244a.jpg




à suivre (malheureusement !)

14/01/2008

TF1, son univers impitoyable ...

Livre. Cinq journalistes maison racontent anonymement les dessous de la Une.
 RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

Le titre - Madame, monsieur, bonsoir - est bateau ; le pseudo - Patrick Le Bel - balourd ; la déclaration d’intention - «Il ne s’agit pas de mettre le feu à la maison, juste de provoquer un bon électrochoc» - un peu maladroite, mais on ne s’arrêtera pas à ça. Ce livre sur les coulisses de la rédaction de TF1 écrit anonymement par cinq de ses journalistes (1) est brutal. De la brutalité du monde du travail, même quand le travail est surpayé. L’observateur des médias n’y trouvera pas de scoops, mais le quotidien des journalistes de la chaîne en béton : bassesses, hypocrisie, terreur sourde.

Hier, à TF1, pas de commentaire. Mais en interne, on s’agite, même si quasiment personne n’a lu le livre. La blague du jour dans la rédaction : lancer à son collègue «Tu ne m’as pas dédicacé ton bouquin». La direction est bien décidée à retrouver les coupables. Pour protéger les auteurs qui refusent même de s’exprimer par téléphone, l’éditeur a réécrit, gommé les tics de langage. Mais le témoignage, dont le Parisien a publié hier des extraits et que Libération s’est procuré, est précieux : «C’est nous qui faisons la soupe, tous les jours, à 13 heures et à 20 heures», écrivent les journalistes.

Travailler pour TF1

L’info à la chaîne, les sujets montés à la six-quatre-deux, les reportages orientés… C’est le quotidien des journalistes de TF1. Après une manif étudiante, il faut aller vite : «Monte-moi 25 minutes de bordel, commande un journaliste à son monteur, on mettra ensuite deux témoins.» Et la manie du micro-trottoir : «Trois pour, trois contre, ça suffira merci.» En 2002, après la présidentielle où TF1 a été accusée d’avoir emmené Jean-Marie Le Pen au second tour, Robert Namias, directeur de l’information, organise un séminaire de la rédaction. Un cahier de doléances a été ouvert : «Souffrance, colère, lassitude : "infantilisation, caporalisme, cadences infernales, pertes de sens", tout y passe… Peu à peu, les journalistes se lèvent […], donnent chair aux accusations.» Les témoignages fusent : «On passe d’un reportage en banlieue à un autre sur la sécheresse dans les Deux-Sèvres», «Je ne reconnais plus la rédaction. Lorsque j’entre dans le parking, j’ai mal au ventre», «J’ai un peu honte en ce moment de dire que je travaille à TF1». Seule conséquence du séminaire: l’adjoint de Namias est remplacé.

PPDA

C’est le principal accusé : dilettante, paresseux comme une couleuvre, autoritaire, jaloux du bel Harry Roselmack, le voilà habillé pour quelques hivers. «Irascible. Chacun dans la rédaction s’attache à prévenir ses colères ; on les craint. Destructrices, blessantes.» A un jeune journaliste qui estime que son sujet mérite mieux que quelques images commentées en voix off, PPDA assène: «Considère qu’un off dans mon journal est déjà un immense privilège.» Un PPDA doté d’un baobab dans la main : «Il n’écrit que très peu son journal et se contente souvent de corriger ceux qui l’ont fait pour lui.»

Jean-Pierre Pernaut

A côté, le présentateur du 13 heures s’en tire bien : «Un beauf de droite décomplexé.» Qui «essaiera toujours d’arranger nos affaires avec la direction». Du moment qu’on ne lui enlève pas ses dadas : «Les fonctionnaires sont payés à ne rien foutre.» Parfois, ça se voit. Comme lors des grèves de novembre 2007, où il est déchaîné. Au point que le nouveau patron de TF1, Nonce Paolini, le convoque pour un remontage de bretelles. Le lendemain, Pernaut reproche à ses journalistes de ne pas l’avoir soutenu: «Personne ne me défend. Je vous pisse tous à la raie.»

Claire Chazal

Cruel, le portrait de Claire Chazal : «Une Marie-Antoinette : la vraie simplicité des gens bien nés, qui, malgré eux, vous renvoie à votre piètre condition.» Et passionnée par son métier avec ça : «Tandis que les chefs d’info lui transmettent le menu de son journal, Claire est ailleurs, dans la contemplation de ses mains, dont le soin est une obsession.»

Robert Namias

C’est l’architecte de l’info sur la Une. Lui qui, dans l’émission 7 à 8, coupe une interview du frère de Rachida Dati : «Vous n’allez pas me gâcher ma rentrée», explique Namias. «Sacré Bob.» Et sa sacrée maxime: «Ce qui ne passe pas sur TF1 n’existe pas.» Commentaire des auteurs : «Il fait ce qu’on lui demande de faire, comme nous, c’est le secret de sa longévité.»

Télé Sarko

Au soir du 6 mai 2007, l’ambiance au siège de TF1 est à l’euphorie. Si Namias a donné le mot d’ordre («Aucune mine réjouie ou défaite avant 20 heures»), «dans les salons réservés aux VIP, le champagne coule à flots […] On fête bien l’élection de Nicolas. Sans ambiguïté ni gêne aucune.» Seul couac, une coupe apparaît fugacement à l’antenne. Au côté d’Etienne Mougeotte, trottine un jeune stagiaire : le fils de Bernard Arnault. Ce soir-là, Sarkozy n’est pas là; mais à TF1, il est chez lui. Les auteurs rectifient: «Chez son meilleur ami. Martin [Bouygues, ndlr], rarement là, lui laisse les clés en toute confiance.» Ainsi, en août 2006, Sarkozy passe un savon au journaliste qui a laissé passer un reportage sur les sans-papiers de Cachan peu à son goût: «C’est une honte d’avoir laissé passer ce sujet, s’emporte le futur Président. Vous ne savez pas faire votre boulot.» Plus tard, reçu à la fin d’un JT de 20 heures, Nicolas Sarkozy se verra gratifier d’un mot gentil par l’épouse de Patrick Le Lay: «On est tous avec vous!»

(1) Editions du Panama, 15 euros. En vente jeudi.

 

source : www.liberation.fr