24/07/2008

The Songs of Leonard Cohen

1968 - The Songs of Leonard Cohen -Leonard Cohen

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Une voix grave et douce, des paroles douces, tristes et mélancoliques accompagnée la plupart du temps par une simple guitare. Leonard Cohen n'est pas du genre super joyeux, cet album est la BO parfaite des grosses déprimes, des ruptures... A l'écoute de cet album on se croit au coin du feu, en train d'écouter ce mec et sa p'tite guitare qui nous sussure ses belles paroles au creux de l'orreille, on se sent moins seul, on se met à rêver. C'est facile de faire danser la foule, de la faire pleurer aussi .. mais arriver à toucher à ce point l'auditeur, très peu d'auteurs le peuvent. Cohen fait parti de ces rares Songwriters (Dylan, Young, Simon & Garfunkel ... et c'est tout ??!!!???) qui savent toucher l'âme au plus profond de nous même.

Des chansons comme "Suzanne",  "Stranger song", "So long Marianne", "Hey that's no way to say goodbye" ou encore "Teachers" sont de petites perles trop méconnues aux mélodies et paroles vraiment touchantes (eh oui, en général je n'attache que peu d'importance aux paroles, mais je vous conseille de chercher les paroles de Cohen .. au passage un bon site pour les traductions de chansons : http://www.lacoccinelle.net )

Par la suite Cohen sortira encore de très bons albums et des chansons inoubliables en particulier "The Partisan" qui sera reprise 35 ans plus tard de fort belle manière par Noir Désir. Au fur et à mesure de sa carrière, l'accompagnement musical s'ettofera un peu plus, sa voix se fera moins grave, mais la qualité a toujours été au rendez-vous. En 85 Cohen sort une chanson appelée "Hallelujah" qu'un certain Jeff Buckley rendra inoubliable dix ans plus tard. En 92 l'album "The Future" est une enorme reussite, un album qui a fait du bien dans cette sale décenie musicale.

Un album à découvrir un jour de déprime, allongé sur son lit à regarder la pluie tomber par la fenêtre. 

 
"Suzanne" au fameux festival de l'Ile de Wight en 70

 
 
Si vous aimez, les conseils du Ninice :

- Leonard Cohen - Songs from a room (69)

- Cat Stevens - Mona Bone Jakon (70)

- Sibylle Baier - Colour Green (06) (cet album a été en fait enregistré dans les années 70, mais n'est jamais sorti car cette femme a préféré s'occuper de sa vie de famille, son fils a retrouvé les bandes et l'album est sorti en 2006, un vrai petit bijou qui a failli resté inconnu) 

 

The Doors

1967 - The Doors - The Doors
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Après Brian Jones (Rolling Stones) et Jimi Hendrix, voici le 3eme membre de la confrerie des "star du rock mortes à 27 ans en pleine gloire", les Doors de Jim Morrisson, poête maudit, chanteur à la voix si particulière...

1967, le psychedelisme, les experimentations en tous genre et en haut des meilleurs ventes .. cet album avec son single cultissime "Light my fire" et son intro à l'orgue que tout le monde a entendu au moins une fois dans sa p'tite vie. Les Doors c'est une espece de blues psychedelique avec un orgue très présent, on est très loin du son des synthé kishissimes des 80's, là tout sonne comme il faut, on se laisse prendre par cette musique si originale qu'on ne peut confondre The Doors avec aucun autre groupe. Entre blues, pop et pyschedelisme cet album recele un grand nombre de petites pépites, "Break on through" en intro est presque aussi culte que "light my fire", "Alabama Song" nous plonge en pleine soirée d'ivresse à la recherche du next whisky bar. L'album se termine par un pur joyau de 12min, rappelez vous les premieres minutes d'Appocalypse Now au son de ce "This is the end", une chansons hors du temps, qui rappelle un peu les Velvet, un monument qui comclut en beauté un très grand album.

Je ne suis pas un grand fan de Morrisson, a part cet album et un excellent live sorti en 91 et montrant l'intentsité de leurs concerts, les Doors me laissent plutot indifferent (sauf bien sur qqs chansons comme "People are Strange",  l'intro de "Touch me", la reprise de "Roadhouse blues" et "Riders on the storm"). Le film de Stone n'a fait que me conforter dans mon opinion, le poête maudit n'est qu'un connard alcoolique .. avec beaucoup de talent... 

"Light my fire" en version courte (le long et super solo coupé pour la radio pffff) 

 
Si vous aimez, les conseils du Ninice :

- The Velvet Underground - The Velvet Underground and Nico (67) 

 - Aphrodite's child - End of the world (68)

-  The Doors - In Concert (91) 

23/07/2008

The Velvet underground and Nico

1967 - The Velvet Underground and Nico - The Velvet Underground
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Fin 67, les USA baignent dans une athmosphere etrange, Vietnam, Summer of love et drogues en tous genres. Au milieu des sucreries "Pet sounds" et autres "Sgt Pepper" cet album passa totalement inapercu pour le grand public, ce n'est que bien plus tard, à force d'être cité en reférence par de nombreux artistes que cet album devint culte.

Le groupe fait parti du mouvement culturel mené par Andy Warhol à New-York, c'est d'ailleurs Warhol qui a réalisé cette étrange pochette à la banane et qui a insisté pour que sa muse allemande Nico soit de la partie sur quelques chansons de cette album aux coté de Lou Reed et John Cale.

Les Velvet vont totalement à contre courrant des groupes de leur époque, pas de sucreries, pas de guitar héro, mais une ambience, un trip dans cette époque brouillée où la drogue coule à flots. On s'eveille en douceur sur "Sunday Morning" avant de tomber sur "I'm waiting for the man" et ce son crade, saturé, grésillant et gras qu'on trouvera sur le reste de l'album (un son qui me rappel beaucoup le Raw Power des Stooges). Lou Reed vit ses chansons, il semble totalement possédé. "Venus in Furs" est un petit bijou à écouter allongé pour se laisser transporter par ce recit Masochiste, mais le joyau de l'album, la chanson qui résume à elle seule tout ce qu'on ressent en écoutant cet album, c'est "Heroine", long trip de 7min que Reed a écrit après voir gouté pour la seule fois de sa vie à l'heroine. Tout commence calmement, le coeur bat lentement, la guitare s'infiltre doucement, se fait plus forte, Reed chante avec cette voix digne d'un Junkie, puis tout s'accelere, on se perd, tout tourne autour de nous, le coeur s'accelere, tout se brouille, le son devient grésillant, hérintant, à la limite de l'inécoutable, puis tout se calme, on se pose, c'est fini..

Par la suite le groupe à sorti encore quelques albums, mais avec un son plus conventionnel, Lou Reed et John Cale ont par contre eu chacun une carrière solo excellente. Si vous aimez l'ambience de cet album, je vous conseille également le film "More" de Barbet Schroeder (69), avec la BO de Pink Floyd.

 
"Kiss the boot of shiny, shiny leather
Shiny leather in the dark
Tongue of thongs, the belt that does await you
Strike, dear mistress, and cure his heart"
 
Venus in Furs 

 

Si vous aimez, les conseils du Ninice :

- Pink Floyd - The piper at the gates of dawn (67) 

- Lou Reed - Transformer (72)

- Iggy & The Stooges - Raw Power (73)